Les albums qu’il ne fallait pas rater à la rentrée

Parait-il que la rentrée de l’Elysée fut chargée… info ou intox ? Ce qui est sûr, la reprise musicale, elle, fut incroyablement riche. Et ça… ce n’est pas du flan !

Eminem : Kamikaze

« Les gamins, (…) Ils me demandent « Putain qu’est-ce qui est arrivé au hip-hop ». Je réponds « Je n’ai pas de réponse » car j’ai fait un four avec mon dernier album. » C’est de ce postulat que l’album surprise Kamikaze (et sa pochette à la Beastie Boys) a vue le jour. Et ce salle gosse a bientôt la cinquantaine. Eminem est loin d’avoir dit son dernier mot pour notre plus grand bonheur et pour la bonne santé du « pera ». #ToujoursAuTop

Jeanne Added, Radiate, cover

Jeanne Added : Radiate

Jeanne Added verse résolument dans l’electro au travers laquelle elle exprime superbement ses émotions. Une palette cyclothymique rendue lumineuse par l’écrin productif de Maestro. Plus mature, plus sûre de sa voix, la chanteuse française a franchi un cap. Confirmant que son second disque porte particulièrement bien son nom : « Radiate » irradie. #AddedIctif

 

Villagers

Villagers : The Art Of Pretending To Swim

Sur son nouvel album, le groupe de Conor O’Brien bouscule les codes et l’on aime ça. Oubliée la pop folk acoustique des débuts, Villagers manie et dose à merveille les éléments analogiques et numériques de leur musique. La variété des titres est ainsi au rendez-vous et la piste de danse jamais très loin. Sans conteste l’album le plus abouti du groupe irlandais. #TerreDeRock

Kin, film, cinéma

Mowai : Kin (BOF)

L’histoire d’amour entre la formation post-rock et les bande originales se poursuit. Après les documentaires et autres séries, Mogwai s’attelle à l’habillement sonore du long-métrage Kin : le commencement. 9 titres où les guitares s’éclipsent plus encore derrière les claviers et les nappages electroniques. L’époque des murs du son semble révolue pour de bon, ce qui n’empêche pas les atmosphères de s’épanouir toujours aussi subtilement. Du grand art dévoué au septième. #MaîtriseCinématographique

Suede : The Blue HourSuede

Décidément, le groupe de Bret Anderson se bonifie avec le temps et monte en puissance depuis sa reformation en 2010. Fini le temps où Suede jouait dans la cours des grands de la Brit-Pop. L’introduction théâtrale mais réussie de As One donne le ton : L’orchestre symphonique est bien au service du groupe et non l’inverse. Le groupe ferait-il tomber son album Dog Man Star de son piédestal ? Cela n’est pas impossible…  #LaRoueTourne

Macy Gray : RubyMacy Gray, Ruby

Pour son dixième album, la soul woman Macy Gray n’hésite pas à mélanger les genres, mais sans jamais se départir de son énergie communicative. Du jazzy Tell Me, au très R’n’B Sugar Daddy, en passant par l’ambiance soul de Cold World, aucune faute de goût à déplorer. Et sans oublier la voix volcanique de Macy, qui s’est associée avec Gary Clark, Tommy Parker Lumpkins, Johan Carlsson et Tommy Brown sur ce projet. #LetsHaveFun

The Joy Formidable, AAARTH, coverThe Joy Formidable : AAARTH  

The Joy Formidable revient avec un quatrième album sous le bras. Malgré l’expérimentation annoncée, la prophétie galloise n’aura pas lieu. Entre power pop électrisante et rock mélodique, le trio continue d’étaler son savoir-faire. La bande à Rhydian Dafydd Davies séduit à coup de rythmiques vitaminées, riffs accrocheurs ou ballades bien intentionnées. Mais « AAARTH » ne possède rien de génial, si ce n’est qu’il fait plaisir à écouter. Ce qui est déjà pas mal. #WelshPeps

Low, Double Negative, coverLow : Double Negative

En 25 ans de carrière, Low n’a eu de cesse que de se renouveler. Œuvrant dans ce rock lent et obscur qui n’appartient qu’à lui. Son douzième opus ne déroge pas à la règle : foncièrement nous savons à quoi nous attendre, irrémédiablement nous sommes pris au dépourvu. « Double Negative » trame un chemin sonore plombé de saturations et autres distorsions. Pesant, douloureux… incroyablement beau. #DépressifMaisJouissif

 

Poppy Ackroyd : ResolvePoppy Ackroyd, Resolve, cover

Poppy Ackroyd défie les lois de la gravité. Tissant des compositions post-classiques complexes où mysticisme s’entremêle intimement d’onirisme. Un processus introspectif dense dont résulte pourtant une immatérialité radieuse. D’un bout à l’autre, « Resolve » flotte haut en apesanteur. Envoûtant par sa légèreté d’une richesse incroyable. #AuxFrontièresDuRéel

 

79.5 : Predictions

Excitation psychédélique, décharges sensuelles, c’est fantastique, c’est groovy, c’est un peu jazzy et entièrement produit par Leon Michels. Voici le premier album du groupe new-yorkais 79.5 sorti sur label Big Crown Records (Lee Fields, El Michels Affair, Lady Wray, The Shacks…). #SoGirly