Gruff Rhys : Quand luxuriance rime avec excellence

Quatre ans après American Interior, Gruff Rhys revient enfin avec un album qui devrait faire parler de lui : Babelsberg est une merveille de pop orchestrale qui n’en finit pas de révéler toutes ses richesses.

Gruff Rhys,Babelsberg

Gruff Rhys est avec John Cale, l’un des plus beau joyaux de la musique galloise contemporaine. D’ailleurs, aucune fausse note n’est à déplorer, que ce soit avec son groupe, les regrettés Super Furry Animals, ou en solo depuis 2005. Pourtant, Babelsberg sera a marquer d’une pierre blanche dans la carrière du compositeur. En effet, ses superbes mélodies sont ici sublimées par le travail remarquable de l’Orchestre National du Pays de Galles et les compositions orchestrales de Stephen McNeff.

Frontier Man vous donne donc un aperçu de la qualité de Babelsberg. Mais tout le reste de l’album est du même niveau, croyez moi. Initialement enregistrés début 2016, pendant une session fulgurante de trois jours, les dix titres de ce nouvel album ont ensuite été maturés pendant 18 mois pour la partie orchestrale. Pourtant, les chansons de Gruff Rhys ne sont pas étouffées par les orchestrations. The Club garde son côté de course effrénée contre la montre et Oh Dear son versant pop. Sinon, saurez-vous reconnaître qui prend Jésus en photo dans la vidéo de Limited Edition Heart ? Plutôt facile en fait…

La variété se poursuit avec Drones in the City qui passe en version intimiste ou encore Architecture of Amnesia et ses superbes volutes de violon. Pour terminer, Selfies in the Sunset renoue avec une certaine simplicité et l’on est pris d’une envie irrésistible d’appuyer sur play again…

#ConsécrationGalloise

Gruff RhysBabelsberg / Date de sortie : 8 juin 2018 chez Rough Trade Records / Beggars.

Tracklisting :
1 – Frontier Man
2 – The Club
3 – Oh Dear!
4 – Limited Edition Hearts
5 – Take That Call
6 – Drones in the City
7 – Negative Vibes
8 – Same Old Song
9 – Architecture of Amnesia
10 – Selfies in the Sunset