Pour sa quatorzième édition, le festival Marsatac ne se déroule plus sur 3 jours mais sur 6 jours ! MusiK Please et ses contributeurs divers et variés ont couvert les 3 premiers jours du festival à Nimes (SMAC Paloma). Voici le résumé collectif et mitigé de cette aventure
Du jeudi 20/09 au samedi 22/09, voici un résumé de notre aventure Marsatac au SMAC Paloma de Nimes. Après une arrivée fracassante (pour les yeux) dans le « Yellow Submarine » du Paloma; Un hall immense peint en jaune vif du sol au plafond; Après un petit tour dans le « club » où Fowatile déverse son mélange soigné de hip hop et d’éléctro, Nous voilà parti dans la Grande salle qui s’apprête à accueillir Electric Guest et les DJ’s de C2C, les bonnes surprises de ce jeudi.
Avouons-le! nous sommes un peu allé au concert de Electric Guest à reculons, séduit par l’album mais sceptique quant à la faculté du groupe à nous emporter sur scène. Nous avions un peu peur de tomber sur une bouteille vide. Halte aux préjugés.
Malgré un départ un peu poussif, bous avons enfin compris pourquoi Electric Guest a fait le buzz éléctro-pop cette année. Le succès du groupe est amplement mérité, il n’est pas que le fruit d’un arsenal promotionnel bien réglé. le chanteur charismatique de Electric Guest nous à démontré qu’il n’était pas là pour faire de la pop de fillette. Une réelle profondeur se dégage des ses interprétations, une énergie impossible entre Hot Chip et Raphael Saadiq. On se prend à rêver, oublier le temps.. et on se surprend même à jouir de ce sentiment mélancolique. Le son est d’une qualité exceptionnelle. La grande salle du Paloma rend très bien. Le mix est fidèle aux versions de l’album produit par un certain DJ DangerMouse. On aime !
On enchaine sur une petite mousse dans le patio plein à rabord du Paloma. À cet instant, la quantité importante d ‘agents de sécurité la nature de cet espace nous plonge dans une ambiance « camp de réfugiés », mais la bière n’y est pas cher et ça c’est bien.
Les quatre DJs nantais de C2C (20Syl, DJ Atom, DJ Pfel et DJ Greem) arrivent sur scène dans leur plus simple appareil : une platine chacun. Mais pas n’importe quelle platine. Des platines reliées à des séquences visuelles qui suivent les mouvement des scratchs. Chaque DJ a un grand écran sous ses platines; Un écran synchronisé avec leur mouvements et à leurs phases de scracths. Un concept image et son qui nous rappelle Coldcut, mais la comparaison s’arrête là. Chaque titre du collectif C2C fait son petit effet tantôt en mode bluesy, en mode dubstep, ou encore en mode « pure hiphop ». 20Syl (de Hocus Pocus) mime les paroles des featurings (Irfane, Jay Jay Johanson, Blitz The Ambassador …) qui composent leur live et leur premier album (Tetra). Dans la famille des groupes de DJ’s; C2C est un peu l’antithèse de Birdy Nam Nam, ou une version moderne de X-Ecutionners. Au final, le live de C2C nous scie ! (olé)
Vendredi, la programmation oscille entre rock, orient et dupstep. A la croisée de l’orient et l’occident, le Mix up Maroc montre ce que le métissage à de plus positif. Une pure merveille. Le rock so british de Von Pariahs est une belle découverte. À réécouter de toute urgence. La musique adolescente de Jupiter quant à elle est en cours de maturation (à suivre).
Woodkid propose un plongeon linéaire dans les profondeurs de l’âme humaine à l’aide d’un décors et d’une mise en scène magnifiques, en harmonie avec la langueur de ses chansons. Enfin, les prouesses techniques du performer DJ Kentaro sont comme toujours au rendez-vous. Les nuaces électro, hip hop et dubstep qui imprègnent son dernier album Contrast, remuent aussi les corps et les cœurs du SMAC Paloma. Âmes sensibles s’abstenir….
http://www.dailymotion.com/video/xtsjv7Dans la petite salle (Le CLub), l’énergie punk de Kap Bambino contraste avec Skream qui lance un set de bass music introspectif. Un set qui ravira d’avantage les initiés que les jeunes clubbers. Sgt Pokes accompagne l’anglais qui fait basculer le live dans la folie en programmant I Feel Love de Donna Summer (RIP). Para One cloture la soirée.Parfait.
Samedi, A notre grande surprise, le parking n’est pas plein. Les personnes venues voir le Crew Ed-Bangers sont moins nombreuses que les fans de turntablism. Il faut dire qu’il y a beaucoup plus d’action sur scène avec C2C ou Foreign Beggars qu’avec Breakbot, Busy P, Sebastian ou encore Fuzati du Klub des Loosers.
Breakbot, qui a joué 2 mois plus tôt à 10 kilometres de là (pour Lives au Pont 2012) nous a resservi grosso modo le même live en plus nonchalant. Pour lire un résumé plus enthousiaste du set de Breakbot cliquez ici.
Après un live un peu mou de Breakbot, c’est Pedro Winter (aka Busy.P), le parrain du label Ed-Bangers, qui a pris les choses en main. La configuration est simple : 2 platines et c’est tout. Busy. P mixe et il mixe bien, c’est propre, c’est éducatif, avec quelques clins d’oeils à DJ Mehdi (RIP). Après une remix dirty south de Justice en guise d’introduction, Pedro nous plonge dans un set carré d’early house music aux accents deep et disco. Un set qui euphorise la foule (très jeune pour le coup) dans une ambiance clubbin’, mais un set sans véritables temps forts. Le mec est sympa, sa musique aussi.. mais on s’ennuie un peu.
Alors on attend avec impatience la prestation de Sebastian au milieu de la nuit. Pourquoi nous a-t-on interdit d’y prendre des photos ? Nous pensons avoir la réponse: sa désinvolture et son gout pour la provocation pourraient choquer. Sébastian arrive sur un pupitre les poings en l’air, clope au bec, sur fond d’un immense drapeau français projeté par un écran vidéo. On nage en plein délire « culte de la personnalité » aux accents pseudo-totalitaires. Et la foule imite les gestes de son mentor qui égraine son set de petits messages politiques abstraits vocodés et légèrement inaudible. Puis les grands drapeaux (des vrais cette fois) arrivent de chaque coté de la scène » Sebastian For President ».
Au niveau du son, du contenu, du fond. Sebastian envoie ses productions aussi puissantes les unes que les autres, si puissantes qui outre-passe volontairement les préréglages des balances rendant de ce fait le son crade et saturé. Les technos* s’affairent régulièrement derrière lui pour baisser le gain de sa table. Sébastian est un dictateur rebéle qui fume clope après clope se fait assassiner en fin de set. Le tout est assez cohérent, son travail à la maison plutôt bien fait, mais comme pour Breakbot, le show s’avère un peu mécanique. Bref, un mauvais soir pour le crew Ed-Bangers.
Ce soir la Marsatac se déroule à Marseille, Nous y serons ! Vous pouvez même suivre le festival en direct via nos commentaires et photos sur Twitter : http://twitter.com/musikplease
Lisez la suite de l’édition Marsatas 2012 à Marseille ici.
technos* : ces techniciens prestataires et intermittents sans qui rien n’est possible.








![Rocé [INTERVIEW 2/2] Rocé [INTERVIEW 2/2]](http://musikplease.com/wp-content/uploads/2013/03/gunz-nrocé-300x150.jpg)






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