Michael Wookey entre pop raffinée et cabossée

L’air de rien, Michael Wookey fait partie de la caste de ces grands songwriters, ceux que l’on a envie de ne partager qu’avec ses meilleurs amis, juste pour le meilleur…

Découvrez Hollywood Hex, vous ne le regretterez pas !

Michael Wookey, Hollywood Hex

Derrière cette pochette un brin écœurante, se cache donc un petit chef-d’œuvre. Un de ceux que savent composer The Apartments, Sufjan Stevens ou bien Micheal Head, vous voyez le genre. Le toy piano de Margaret Leng Tan (John Cage) ouvre le bal, avant que cuivres, cordes, claviers classieux et arrangements en tous genres ne prennent le relais.

Au détour d’une chanson, on pense à l’influence de Eels (et pas seulement pour son goût du mot Motherfucker), avant de croiser un peu plus loin l’univers du regretté Mark Linkous de Sparklehorse. Il est comme ça Michael Wookey, tout l’art de brouiller les cartes, mais avec une fêlure profonde au fond du cœur. Son duo avec Pauline Dupuy est un autre moment de pur bonheur intimiste.

Michael présente son album comme un hommage à un ami d’enfance devenu fou. Hollywood Hex est pourtant un album d’une grande cohérence, même si l’on peut y voir flotter quelques fantômes ici ou là.

Michael WookeyHollywood Hex / Date de sortie : 6 avril 2018 chez We Are Unique ! / La Baleine.

Tracklisting :

1 – Sailor
2 – Red Hot Dollas
3 – Living By The Sea
4 – Bane
5 – Long Live The Meadows
6 – Hollywood Hex
7 – Do Right Fear No Man
8 – Motherfucker
9 – Shut Your Mouth And Dance With Me
10 – Pistol Whipped
11 – Small Voice Of Calm