12 albums en 6 mois: le pari fou d’Omar Rodriguez Lopez

Le guitariste Porto-ricain Omar Rodriguez Lopez a annoncé la sortie d’un album tous les 15 jours pendant 6 mois…

Pour les moins matheux d’entre nous, ça ne fait pas moins de 12 albums prévus. Omar Rodriguez Lopez propose une création à 1000 lieux des standards conventionnels en libérant totalement son art sans aucune restriction de durée, fréquence ou format… La musique retrouve sa place d’art dépouillé de toute optique mercantile. Un travail Zappatesque sur lequel MusiKplease devait se pencher. Je dois également avouer ici que mise à part quelques disques de The Mars Volta je ne connais quasiment rien du travail d’Omar Rodriguez Lopez et prend donc ces 12 travaux comme une façon idéale de découvrir le travail de l’artiste.

Cet article sera le fil rouge de ce projet et mis-à-jour à chaque nouvel opus.

Omar Rodriguez Lopez

I – Sworn VirginsOmar Rodriguez Lopez

1er album et 1er constat, Omar Rodriguez Lopez (ORL) ne nous refourgue pas des demos ou des chutes de sessions d’écriture. La production est très dense, le type de disque qui mérite une seconde écoute au casque tant ça fourmille de détails. Le son est torturé et la voix d’ORL est constamment couverte d’effets qui rendent le tout à la fois sombre et intriguant. Ce Sworn Virgins est marqué par la collaboration avec Deantoni Parks qu’on retrouve à la batterie et aux claviers en même temps (c’est sa marque de fabrique)! Une magnifique porte d’entrée dans le monde d’ORL qui nous réserve encore beaucoup de surprises.

 

omar rodriguez lopez corazonesII – Corazones

2ème album et 2ème constat, ORL ne fera pas 12 fois le même album! L’écart de style entre ces deux premiers volumes et déjà bien marqué. Quand Sworn Virgins était sombre et torturé ce Corazones est beaucoup plus doux et apaisé. Je reprends une formule croisée sur twitter mais ORL a mis du sucre dans sa recette et c’est beau! (merci @Madafaka!) Plus accessible ne veut pas dire simpliste hein?! On retrouve là encore le soucis du détail qui semble être un toc chez ORL. Dans le style on navigue entre Eels (Lola) et Joseph Arthur (dead heart) mais toujours avec une touche foutraque.